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Situation de tension professionnelle pouvant illustrer un harcèlement au travail

Harcèlement au travail

Groupes de parole et associations pour victimes de harcèlement

Responsable éditoriale : Muriel Amide, juriste en droit du travail · Dernière mise à jour : 26 août 2026

Se reconnaître dans le récit d’une autre personne, réaliser que ce que vous vivez n’est ni isolé ni imaginaire, trouver une écoute qui ne vous demande pas de vous justifier : c’est ce que peuvent apporter un groupe de parole ou l’accompagnement d’une association, en complément — et non à la place — d’un suivi médical ou juridique.

Le réseau Souffrance et Travail

Fondé par la psychologue Marie Pezé, le réseau Souffrance et Travail (association DCTH) regroupe plus de 200 consultations gratuites et pluridisciplinaires réparties sur le territoire français, réunissant psychologues, médecins et juristes autour des situations de souffrance liée au travail, harcèlement moral compris. Ces consultations permettent à la fois une écoute clinique et une première orientation juridique, sans avancer de frais.

France Victimes

France Victimes fédère 130 associations locales d’aide aux victimes sur l’ensemble du territoire, avec un accompagnement gratuit et pluridisciplinaire (psychologues, juristes, travailleurs sociaux) et un numéro national, le 116 006, accessible 7 jours sur 7 de 9 heures à 19 heures. Le réseau traite spécifiquement les situations de harcèlement au travail, aux côtés d’autres formes de victimisation.

Ce qu’un groupe de parole apporte, spécifiquement

Contrairement à une consultation individuelle, un groupe de parole met en présence plusieurs personnes ayant vécu des situations comparables. L’effet le plus souvent rapporté n’est pas tant de trouver des solutions collectives que de sortir du sentiment d’exception — cette impression, fréquente après un harcèlement, que ce que vous vivez est incompréhensible pour qui ne l’a pas traversé.

Comment choisir

Aucune structure ne convient à tout le monde : certaines personnes préfèrent un cadre individuel, d’autres trouvent plus de soutien dans un collectif. Il n’y a pas de mauvais choix — seulement celui qui, à un moment donné, correspond à ce dont vous avez besoin. Nos autres ressources locales sont recensées dans notre annuaire des associations et numéros utiles, que nous mettons à jour au fil du temps.

Pour aller plus loin

Sources. Réseau Souffrance et Travail (association DCTH, fondée par Marie Pezé) · France Victimes (ex-INAVEM), numéro national 116 006.