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Salariée épuisée, tête posée sur ses bras devant son ordinateur, burn-out au travail

Harcèlement au travail

Arrêt de travail pour burn-out : ce qu’il faut savoir

Responsable éditoriale : Muriel Amide, juriste en droit du travail · Dernière mise à jour : 26 août 2026

Poser un arrêt de travail pour un épuisement psychique reste, pour beaucoup, plus difficile à accepter qu’un arrêt pour une pathologie physique. C’est pourtant une mesure médicale à part entière, avec les mêmes droits associés.

Obtenir l’arrêt

Un médecin généraliste, un psychiatre ou le médecin du travail peut prescrire un arrêt de travail en cas de burn-out constaté. La durée initiale varie selon la gravité de la situation — de quelques jours à plusieurs semaines — et peut être renouvelée si nécessaire, en fonction de l’évolution de votre état.

Vos droits pendant l’arrêt

Sous réserve des conditions d’ouverture de droits habituelles, vous percevez des indemnités journalières versées par l’Assurance maladie, complétées le cas échéant par un maintien de salaire de votre employeur selon votre ancienneté et les dispositions conventionnelles applicables. Si votre burn-out est reconnu en maladie professionnelle, ces indemnités sont calculées selon des modalités plus favorables que pour un arrêt maladie ordinaire.

Une protection contre le licenciement, mais pas absolue

Contrairement à la grossesse, l’arrêt de travail pour burn-out ne bénéficie pas d’une protection absolue contre le licenciement. Un licenciement fondé sur les seules conséquences de l’arrêt (désorganisation de l’entreprise) reste très encadré et contestable, tandis qu’un licenciement qui viserait en réalité à sanctionner l’arrêt lui-même, ou qui interviendrait en lien avec un signalement de harcèlement ou de RPS à l’origine du burn-out, est susceptible d’être jugé discriminatoire ou nul.

La visite de pré-reprise

Avant la fin d’un arrêt long, vous pouvez solliciter une visite de pré-reprise auprès du médecin du travail, à votre initiative, sans attendre la visite de reprise. Cette visite permet d’anticiper les aménagements nécessaires et d’éviter une reprise trop brutale.

Ne pas rester isolé pendant l’arrêt

Un accompagnement psychologique, engagé pendant l’arrêt plutôt qu’après, améliore souvent les conditions de la reprise. Certaines mutuelles ou complémentaires santé proposent des consultations de psychologue prises en charge, en complément du dispositif MonSoutienPsy remboursé par l’Assurance maladie sur prescription médicale.

Si vous hésitez à poser un arrêt

Repousser un arrêt nécessaire, par crainte du regard des collègues ou de l’employeur, aggrave généralement la situation plutôt qu’il ne la résout. Un arrêt posé tôt, sur les conseils de votre médecin, est souvent plus court et plus efficace qu’un arrêt imposé par un effondrement complet.

Pour aller plus loin

Sources. Code de la sécurité sociale, art. L.321-1 et L.323-1 (indemnités journalières) · Code du travail, art. R.4624-29 (visite de pré-reprise) · dispositif MonSoutienPsy (Assurance maladie).